Jeudi 25 septembre 2008 à 20:26

Montpellier n'est pas une belle ville, oh non, le mauvais goût rencontre l'inintéressant, l'architecture est tout ce qu'il y a de plus basique et même le "vieux centre", comme on l'appelle crânement par ici n'a pas plus d'âme qu'une boîte de sardines.

Et pourtant, quoi de mieux qu'un vieux centre regorgant de nids secrets et d'endroits désaxés pour se perdre dans la nuit, que ce soit seul ou avec de la compagnie ? Ceci ne m'est même pas permis ici. Se ballader là-dedans me donne la nausée, même Prades a plus de cachet, c'est dire.

Je repense au vieux centre de Toulouse, quand j'y habitais encore.
Les rues tortueuses qui foutaient les jetons aux traumatisés de l'agression, parfois avec raison, étaient souvent le seul qualificatif employé pour le décrire.
Pourtant... il y avait quelque chose d'ancien et d'accueillant.

Je repense aux Quais de la Daurade, ou tant de relations se font et se défont, ou tant de bouteilles et de joints partent à l'eau ou en fumée. Je repense au quartier indien et ses bars à chicha, lieu de rendez-vous de la jeunesse toulousaine de tous horizons. Je repense au quartier de la fac de droit, avec sûrement plus de kebab que d'habitants.
Je repense aux bons et aux mauvais moments.

Rien de tout cela à Montpellier. Juste une esplanade réservée aux rares junkies s'affichant de jour et aux trop nombreux petits cons qui ont la prétention de refaire le monde en roulant des joints sous les yeux d'officiers de la BAC qu'ils sont infoutus de voir... bien fait pour leur gueule, j'dis.
Quant aux bars musicaux et autres... j'sais pas, j'suis un habitué du Havana Café ou d'El Médiator à Perpignan, alors vos Rockstore et Oxymore... No more, pour faire dans le facile.

Nakdawwakda ! s'écria-t-il.

Cette ville manque d'âme, de cohésion, d'unité et d'universalité. J'veux revoir Los Masos, Catllar, Molitg, Mosset, et tous ces autres villages que les parisiens prononcent de façon si amusante.

J'ai envie de concerts aussi, ce serait un bon moyen d'expulser tout ce que je semble retenir depuis un bon moment, de faire ressortir toute la non-énergie accumulée. Bref, me vider.

En parlant de vider, j'ai une Leffe qui m'attends. A ce soir, si je suis explosé et que l'inspiration me vient.

 Motörhead - Sucker

Publié par ambre

Jeudi 25 septembre 2008 à 19:25

Ca sonne, ça sonne, mais ça répond toujours pas.

Publié par ambre

Mercredi 24 septembre 2008 à 23:28

Bonsoir, je me fais tellement chier que je viens faire du remplissage par ici, histoire de passer le temps.

Le truc c'est que je ne sais même pas quoi dire, j'ai pas spécialement d'anecdotes à vous raconter, ni de choses sur lesquelles cracher, c'est un peu vide dans ma tronche là.
J'm'emmerde, donc, et j'aimerais tellement pouvoir trouver quelque chose d'un peu excitant à faire mais tout me parait... fade. Glauque. Inutile.

Peut-être que ça vient de moi, peut-être suis-je fade, glauque et inutile mais je ne pense tout de même pas en être arrivé là, du moins je l'espère.

Je ne trouve rien de mieux à faire que de rouler et de m'exploser les tympans avec Kaly Live Dub, tu me diras, y a pire.

Seulement, j'aimerai vraiment faire quelque chose de constructif, ça en devient presque une obsession. J'ai le sentiment de gâcher des heures et des heures de mon existence mais pourtant je reste incapable de me bouger le cul pour tenter de faire quelque chose. Cette apathie me gonfle et me désespère à la fois, je l'accepte et la rejette en même temps.

J'attends. J'attends que ça me tombe tout cuit dans le bec. Sauf que mes serres sont avides d'enfin serrer quelque chose de consistant, quelque chose qui donne un sens à ces quelques heures de sommeil qui devraient signifier "Demain est un autre jour, réjouissons-nous !". Sauf que la journée est déja entamée quand je me couche, bordel.

Tant de regrets passés sous silence et qui ressortent de temps à autre. Doux et hypnotisants, comme la fumée d'mon cal. Ces regrets de traversent et te dérobent à ce que tu devrais être en train de faire, à ton présent, à l'essentiel.
Pourtant, je n'arrive pas à les occulter, je suis obligé de me focaliser sur eux, un peu comme si j'étais en écriture automatique endiablée. Les mots filent sous les doigts et défilent sur l'écran, mais ce ne sont que des mots pour des maux. L'un ne vaut pas l'autre, et surtout pas toi.

C'est une indifférence générale peut-être, un peu comme si tout un chacun portait consciencieusement une paire d'oeillères pour éviter tout contact avec les humains. Certains ont un mords, d'autre pas. J'ai la prétention de faire partie de la deuxième catégorie, quoiqu'on en dise.

J'ai mal, mal de voir des gens s'enfermer dans des codes et pourtant revendiquer leur particularité. C'est tellement trivial, tellement navrant, tellement pitoyable au sens propre du terme.
J'aimerais que ces gens sortent de leur carcan, qu'ils comprennent qu'une ateba, qu'un sarouel ne font pas de vous quelqu'un.

On dit souvent que les autres nous font et nous défont. Je n'y crois qu'à moitié, il me parait inconcevable que nous n'ayons pas notre rôle à jouer dans la conception de notre personnalité et l'évolution de notre mentalité. Pourtant, en observant bien mes semblables je me met à douter. J'ai peur pour cette jeunesse qui n'a de militant et de rafraîchissant que la persistance qu'elle a à s'embourber.

De toute façon le monde va péter ? Bullshit. Arrête de prêcher l'apocalypse pour ne pas avoir à t'assumer. Tu es grand maintenant, du moins tu devrais l'être. On a tous envie de redevenir des gosses à un moment ou à un autre, mais il faut bien se rendre compte que le retour en arrière est impossible. Im-pos-si-ble. Et tu peux toujours chialer, ça n'y changera rien.

Mais tout n'est peut-être pas inutile. Tout n'est peut-être pas sans fondements. Le mur n'est peut-être pas la seule et unique destination.
Ca vaut peut-être le coup de ralentir histoire de réfléchir, non ?

Kaly Live Dub - Steppa For Violin

Publié par ambre

Mardi 23 septembre 2008 à 21:23

Hum, j'me rends compte que ça fait un moment que j'ai pas vraiment écrit, comme si j'essayais de contenir quelque chose, j'vois pas trop comment m'expliquer en fait mais j'ai l'impression d'avoir un besoin impérieux de hurler et qu'à ce moment-là une extinction de voix me touche.

Nuits enfumées, c'est devenu un rituel, celui de la loose comme tout le monde peut se l'imaginer sauf que ce n'est vraiment pas comme ça.

Contrastes saisissants de personnalité entre jour et nuit, difficiles à appréhender mais vachement intéressant à étudier. C'est comme si Jekill étudiait le comportement de Hyde et inversement. Bon, c'est qu'une image hein, j'me transforme pas en psychopathe incontrôlable une fois la nuit tombée, et pour éviter un autre cliché sachez que je ne hurle pas à la pleine lune.

On en revient à ce foutu hurlement qui ne veut pas sortir, j'dois sortir les crocs pour pouvoir communiquer. C'est sûrement pour ça que je m'anesthésie conscienceusement.

Là, tout de suite, j'ai une forte envie de balancer des paroles méchantes juste pour me marrer avec mon joint pour voir quelle effet ça ferait, tu vois où j'en suis rendu ? J'sais pas, c'est pas le genre de trucs qui m'arrive, le côté connard méprisant est pas ressorti depuis un sacré moment et ça me fait bizarre de le revoir. Et certainement pas plaisir, mais au moins je ne l'affiche pas, et ça s'ajoute à ma frustration.

Il faut que je trouve un moyen pour faire sortir toutes ces choses, c'est pas un psy ou un blog qu'il me faudrait, ce serait plutôt un voyage loin d'ici pendant quelques semaines.  Le temps de me trouver, ou retrouver, j'sais pas.

J'ai revu les photos du taf cet été, seulement le genre "peut se montrer aux parents" donc y a pas les meilleures, mais même celles-là m'ont vraiment rendu nostalgique, assez impressionnant n'est-ce pas ?

Les gens me manquent, c'est difficile d'aller vers d'autres personnes quand on a déja des liens très forts avec d'autres, parce qu'on sait déja que ce ne sera pas pareil. Différent ne signifie pas moins bien, mais ça je crois que mon esprit ne veut pas le comprendre.

J'voudrais dire que je me sens comme une bouteille jetée à la mer, mais en fait, j'me sens plutôt comme si je venais de lire les dernières pages d'un livre qu'on a adoré, j'ai la larme à l'oeil facile en ce moment.

Mais seulement la nuit tombée, tsé.

Jedi Mind Tricks - Legacy of Blood

Publié par ambre

Vendredi 19 septembre 2008 à 19:36

Je nage dans mon "nouveau monde", sans vraiment couler mais sans jamais garder longtemps la tête hors de l'eau.

Je suis net, j'en profite donc pour écrire un peu, histoire de donner des nouvelles au cas où il y ai encore des gens qui trainent par ici, sait-on jamais.

Je vais bien, je vais mal, je découvre, je m'enferme, la seule chose qui me paraisse certaine c'est mon effroyable capacité à... m'auto-détruire ? Je ne sais pas si c'est le bon terme. Je parlerai plutôt de... non, je ne sais pas.

Récemment, j'ai pensé à tous les gens que j'ai connu et que je ne reverrai probablement jamais, ça m'a fait mal, parce qu'en dehors des mauvais moments il y en a toujours eu des bons, et c'est quelque chose que j'avais tendance à oublier.

Je me retrouve donc assez souvent ivre, ivre ? chez moi. C'est pas que ça me plaise hein, loin de là, mais j'ai du mal à trouver des activités plus constructives, comme si j'étais vraiment devenu une sorte de larve vivant dans un environnement aseptisé, une putain de bactérie indésirable qui préfère se planquer plutôt que de s'assumer au grand jour.

Mais ça va, j'vais mieux un peu, j'vais mieux beaucoup, j'vais mieux parfois.

Tu vois, j'm'embrouille encore.

Mais tu me manques.

Publié par ambre

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