Vendredi 28 août 2009 à 14:06

La machine avale tout. L'ogre que l'on appelle "système", "société", "modèle capitaliste" ou que ais-je encore est en train de consciencieusement avaler, digérer et recracher sous forme de merde toutes les forces progressistes qui pointent le bout de leur nez, la récupération de l'école est peut-être l'exemple le plus frappant.

Depuis plusieurs siècles - déja ! - on s'échine à combattre toutes les perversions qui découlent du modèle capitaliste initial, fort louable et "utopique" soit dit en passant.

Hélas, nous préférons vivre l'impossible plutôt que de croire au possible. Quelqu'un qui souhaite réellement quitter ce modèle se voit obligé de devenir un inadapté social, c'est à dire s'exclure (ou être exclu) de la "société", organe vital de la société de consommation qui refoule son cancer.

La société occidentale est l'aboutissement du capitalisme au travers des démocraties de marché, véritable modèle sociétaire dont le but premer est de créer des conditions optimales à la consommation et donc à la perpétuation du modèle capitaliste.
On critique trop souvent l'immobilisme des institutions des démocraties de marché, mais c'est parce qu'on oublie que c'est exactement leur rôle : une société figée dont les seuls mouvements sont dictés par le marché "tout-puissant".

La société de consommation aliène l'individu au sens strict du terme, non pas dans un endroit précis - excepté en prison - mais l'aliène au système.
Une des grandes réussites du mod_le capitaliste est de noyauter puis absorber tout autre ersatz de modèle collectif existant.
Plus fort encore, on maudit le capitalisme financier et encore une fois on s'écarte de l'essentiel : proposer une alternative ! On lance quelques pistes à la va-vite mais tout ça disparait rapidement, écrasé par les cours de la Bourse.

Le cynisme général, déjà vivace, va s'amplifier. Le cynisme est la pire des défenses contre la société de consommation, car il conduit à accepter l'inacceptable et à le railler, mais pas à le renverser. "De toute façon ça sert à rien, tous des pourris"...

...Et autres conneries dépourvues de tout esprit d'initiative.

Publié par ambre

Vendredi 7 août 2009 à 23:40

"Que lejos estoy del cielo donde ha nacido.
Immense nostalgia invade mi pensamiento.
Ahore que estoy tan solo y triste cual hoja al viento,
Quisiera llorar, quisiera reir de sentimiento."

Publié par ambre

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